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On a mis le déneigement des arrêts de bus sur la map

Voici comment chaque municipalité les a déblayés (ou pas).

11 janvier 2024

L’un des grands avantages hivernaux des transports en commun est de ne pas avoir à se déblayer un chemin de peine et de misère jusqu’à une auto. Mais quand les arrêts disparaissent sous la neige, l’attente du prochain bus prend des airs d’expédition polaire, sloche en bonus et prouesses olympiques requises (toute notre admiration pour les athlètes urbain·e·s, mais les transports se doivent d’être accessibles pour tout le monde). 

Le mois dernier, la première grosse tempête de l’année a fait tomber 36 centimètres de neige sur Montréal (soit 14 pouces, ou deux marches d’escalier extérieur en colimaçon). On en a profité pour demander à nos utilisateur·rice·s quels arrêts avaient été déneigés et quels arrêts nécessitaient une paire de crampons. 

On a ensuite compilé les résultats pour savoir quels quartiers s’étaient distingués.

Photo d'une personne embarquant dans un bus de la STM en hiver.
Cet arrêt de bus (Saint-Denis direction nord, au coin Faillon, dans l’arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension) est passé de « pas du tout » déneigé lundi à « plus ou moins » déneigé mardi.

Sur une période de cinq jours, nos utilisateur·rice·s ont commenté l’état de 6 500 arrêts, soit 1 arrêt de bus sur 7 pour toute la région du Grand Montréal. Pour les arrêts de bus de la STM, sur l’île de Montréal, ce chiffre monte à 1 sur 4.

Parmi les 19 arrondissements et 15 municipalités de banlieue de Montréal, deux des villes indépendantes les plus aisées se sont classées en tête des arrêts les mieux déneigés, soit Mont-Royal et Hampstead, suivies de près par l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville.

Podium des municipalités et arrondissements de l'île de Montréal dont les arrêts de bus sont les mieux déneigés, surmonté d'un bonhomme de neige tenant un trophée.

1ère place : Ville de Mont-Royal
2e place : Ville de Hampstead
3e place : Arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville

Pour déterminer le rang de chaque région montréalaise, des points ont été attribués chaque fois qu’un·e utilisateur·rice nous envoyait un rapport : 1 point pour chaque « pas du tout » déneigé, 3 points pour les « plus ou moins », et 5 points pour les « bien déneigé ». 

On a ensuite calculé la moyenne des points pour chaque arrêt, et regroupé le tout par arrondissement ou municipalité pour connaître l’état du déneigement des arrêts, en moyenne, sur une échelle de 1 à 5.

La note moyenne pour l’ensemble des arrêts sur l’île de Montréal, pour toute la semaine, était de 3,41 sur 5. Les arrêts étaient donc « plus ou moins » déneigés, mais plus « plus » que « moins ». Une seule région penchait vers le « moins » déneigé : Montréal-Est, quartier industriel, qui s’est classé en dernière position.

Carte des notes moyennes de déneigement des arrêts de bus de l'île de Montréal, par municipalité et arrondissement. 

Meilleure note : Ville de Mont-Royal, 3,9. 

Note la plus basse : Montréal-Est, 2,81.

On pourrait croire que les quartiers au cœur de la ville portent davantage attention aux arrêts ensevelis sous la neige que les régions en périphéries, où plus de place est laissée aux voitures, mais les rapports des usager·ère·s nous apprennent que ce n’est pas le cas à Montréal. Par exemple, l’arrondissement de Ville-Marie, qui inclut le centre-ville, s’est classé parmi les derniers. 

À l’extérieur de l’île, les arrêts de bus de Laval et de la Rive-Sud auraient aussi pu être mieux déneigés. Mais il y aussi des bonnes nouvelles du côté des banlieues : les arrêts de bus d’exo les plus éloignés ont reçu des notes presque aussi bonnes que la moyenne des arrêts sur l’île.

Carte des notes moyennes de déneigement des arrêts de bus de la région du Grand Montréal.

ÃŽle de Montréal, desservie par la STM : 3,41

Couronnes Nord et Sud, desservies par exo : 3,36

Rive-Sud, desservie par le RTL : 3,22

Laval, desservie par la STL : 3,17

Quiconque a déjà vécu nos hivers urbains sait qu’il y a une grosse différence entre braver les trottoirs juste après une tempête et après quelques jours d’efforts de déneigement. On s’est aussi attardé à cette progression en suivant le pourcentage des rapports quotidiens mentionnant des arrêts « pas du tout » déneigés. 

Graphique montrant le pourcentage des rapports reçus de la part des utilisateur·rice·s de Transit indiquant qu'un arrêt de bus n'était pas du tout déneigé, entre le lundi 4 décembre et le vendredi 8 décembre. La moyenne globale descend de 29 % le lundi à 9 % le vendredi. Individuellement, les arrêts de bus de la STM ont reçu de meilleures notes que ceux du RTL, de la STL et d'exo.

De façon générale, les commentaires des usager·ère·s étaient positifs. Le jour où la neige a cessé de tomber, un·e usager·ère sur trois indiquait que son arrêt n’était « pas du tout » déneigé. À la fin de la semaine, il s’agissait d’une personne sur dix. Bien joué pour la première tempête de la saison, quand on sait que les équipes de déneigement dépoussièrent encore leurs bolides et apprivoisent leurs nouveaux itinéraires. 

Bien sûr, ces équipes municipales sont à remercier pour tous les efforts de déneigement. Au Québec, ce sont les gouvernements municipaux, et non les sociétés de transport en commun ou les propriétaires immobiliers, qui sont responsables d’assurer le déblayage de la plupart des rues, trottoirs et arrêts de bus. 
Pour accomplir cette tâche de taille, la Ville de Montréal a recours à tout un bataillon de 3 000 personnes travaillant au déneigement de la ville, ainsi que 1000 mini-déneigeuses de trottoirs.

GIF d'une déneigeuse de trottoir déblayant un trottoir du centre-ville de Montréal sous la neige.
Oui oui, la ville de Montréal déneige ses trottoirs. On n’envie pas les villes où c’est chacun·e pour soi, un bout de trottoir à la fois. 

Une fois comptabilisés, les rapports individuels de chaque usager·ère nous donnent une meilleure idée du fonctionnement de notre ville. Quelque part à la mairie, un·e analyste est en train de déchiffrer cette montagne de données pour s’assurer qu’aucun bus n’ait à manœuvrer autour d’un mini Mont-Tremblant à la prochaine tempête. 

Du moins, on espère que c’est le cas. Parce que les usager·ère·s des transports en commun méritent de se faire entendre, et méritent un réseau qui les amène à bon port, peu importe la météo. 

Vous utilisez les transports en commun? Ce sondage expérimental sur le déneigement des arrêts fait partie de nos initiatives pour permettre aux usager·ère·s de s’exprimer sur l’état de leur réseau. Envie de participer? Il suffit d’activer la navigation GO lors de vos prochains déplacements. Et si vous avez des idées de questions à poser aux autres usager·ère·s, faites-nous signe!

Vous travaillez pour une société de transport? Envie de savoir ce que vos usager·ère·s remarquent aux arrêts, ou dans les bus, ou dans les trains? Écrivez-nous pour qu’on leur pose toutes vos questions brûlantes.

Cartes des notes moyennes de déneigement des arrêts de bus pour tous les arrêts du Grand Montréal ayant reçu une note. Des points en rouge, jaune et vert indiquent si les arrêts n'étaient pas déneigés du tout, étaient plus ou moins déneigés, ou étaient bien déneigés.
Comment en est-on arrivé à ces résultats?

Quand nos utilisateur·rice·s activent la fonction de navigation pas à pas GO dans Transit, on leur pose à l’occasion quelques questions sur leur trajet.

On partage ensuite les résultats avec les autres utilisateur·rice·s de l’appli et avec nos partenaires des sociétés de transport en commun. 

Lors de la tempête de neige de décembre dernier, dès que l’application détectait qu’un·e utilisateur·rice attendait à l’un des arrêts de bus de Montréal ou ses banlieues, une nouvelle question était posée :

Capture d'écran des questions du sondage instantané dans l'application. La question à l'avant-plan est : « est-ce que cet arrêt est bien déneigé? ». Les choix de réponses sont : « pas du tout », « plus ou moins » et « bien déneigé ». Les questions à l'arrière-plan sont « Le bus est-il arrivé à l'heure prévue? » et « Y a-t-il des sièges libres dans ce bus? ».

Il a commencé à neiger le samedi 2 décembre. On a attendu que la tempête se calme avant de poser cette question aux usager·ère·s, soit de 11 h le lundi matin jusqu’à 23 h 59 le vendredi. Pendant tout ce temps, le thermomètre est resté sous zéro.

Parmi les 207 000 personnes ayant ouvert l’application pendant cette période de 5 jours dans la région de Montréal, 8 400 usager·ère·s nous ont fourni plus de 12 200 rapports sur le déneigement de 6 500 arrêts de bus

Envie de voir ces données de vos propres yeux? Les notes moyennes pour chaque arrêt de bus se trouvent dans ce fichier CSV.

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